Tous nos articles - Tries | Solution Santé Sport https://www.tries-sport.fr/blog/category/kinesitherapie/ Accompagner médicalement les sportifs en déplacement. Sat, 27 Jan 2024 15:48:28 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.tries-sport.fr/wp-content/uploads/2022/06/favicon-100x100.png Tous nos articles - Tries | Solution Santé Sport https://www.tries-sport.fr/blog/category/kinesitherapie/ 32 32 Sport de duel : comment identifier une luxation sterno-claviculaire https://www.tries-sport.fr/blog/luxation-sterno-claviculaire/ https://www.tries-sport.fr/blog/luxation-sterno-claviculaire/#respond Tue, 26 Dec 2023 11:26:53 +0000 https://www.tries-sport.fr/?p=1651 La luxation sterno-claviculaire correspond à une blessure dans laquelle l’attache entre la clavicule et le sternum est rompue, le plus souvent suite à un choc. Cette luxation est une blessure plutôt rare, bien moins fréquente que la luxation acromio-claviculaire, à l’autre extrémité de la clavicule. Cependant, elle n’est pas exceptionnelle non plus, couvrant près de … Continued

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La luxation sterno-claviculaire correspond à une blessure dans laquelle l’attache entre la clavicule et le sternum est rompue, le plus souvent suite à un choc. Cette luxation est une blessure plutôt rare, bien moins fréquente que la luxation acromio-claviculaire, à l’autre extrémité de la clavicule. Cependant, elle n’est pas exceptionnelle non plus, couvrant près de 3 % des blessures dénombrées à l’épaule. Vous venez de vous blesser et soupçonnez une luxation sterno-claviculaire ? On vous aide à faire le point avant votre prochaine visite médicale : 

 

Deux types de luxation sterno-claviculaire à distinguer : l’antérieure et la postérieure.

 

Plus fréquente que l’autre, la luxation sterno-claviculaire antérieure entraîne le déplacement de la clavicule vers l’avant du sternum.

Dans la luxation sterno-claviculaire postérieure, c’est l’inverse. Cette dernière est considérée plus grave, car la clavicule peut exercer une pression inquiétante sur les structures vitales situées dans la poitrine. 

 

Les symptômes d’une luxation sterno-claviculaire

 

La luxation sterno-claviculaire entraîne d’abord des douleurs importantes de l’épaule à la poitrine, qui peuvent se faire intenses lors du mouvement. Le mal est ressenti comme des plus forts à la base du cou. En général, cela suffit à motiver une prise en charge rapide.

 En outre, on peut discerner à l’œil nu le déplacement anormal de la clavicule, qui peut se trouver significativement plus haute ou plus basse que sur le côté sain. Enfin, le tout est accompagné d’ecchymoses, d’un gonflement et de craquements lors du mouvement. 

 

Diagnostic différentiel : les pathologies avec lesquelles ne pas confondre la luxation sterno-claviculaire

 

La fracture de la clavicule

 

Avec une fracture de la clavicule, lever le bras devient impossible, ce qui n’est pas le cas avec luxation sterno-claviculaire, même si le mouvement intensifie la douleur.

 

La luxation acromio-claviculaire

 

Dans ce type de luxation, la clavicule se décroche de son attache sur l’acromion (et sur le reste de l’omoplate). Plutôt qu’une douleur ressentie à la base du cou, cette luxation entraîne un mal situé sur le sommet de l’épaule. On peut parfois observer une bosse dessinée à l’endroit où la clavicule rencontre normalement l’omoplate (signe de la touche de piano).

 

Les causes fréquentes d’une luxation sterno-claviculaire en milieu sportif

 

La luxation sterno-claviculaire survient souvent à la suite d‘un impact direct sur l’épaule ou d’une chute sur une main tendue, ce qui force l’épaule à se déplacer vers l’arrière. Cela peut se produire dans divers sports, en particulier ceux impliquant des contacts physiques ou des chutes, comme le rugby. La lutte et le judo, des sports de duel dans lesquels les sportifs tombent fréquemment et violemment, sont aussi à risques.

  

Les traitements indiqués pour soigner une luxation sterno-claviculaire

 

La chirurgie est rare pour soigner une luxation sterno-claviculaire : elle ne s’impose que dans les cas graves et échouant à être traités autrement. En général, le médecin tente de remettre manuellement la clavicule dans son axe. Cette réduction du déplacement doit être accompagnée d’une immobilisation temporaire, mais totale du membre. Le retour au sport ne pourra être que progressif, après quelques mois de convalescence.

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Syndrome rotulien : explications et traitements https://www.tries-sport.fr/blog/syndrome-rotulien/ https://www.tries-sport.fr/blog/syndrome-rotulien/#respond Tue, 28 Nov 2023 11:16:46 +0000 https://www.tries-sport.fr/?p=1639 Pathologie du genou parmi les plus fréquentes, le syndrome rotulien est lié à la nature humaine et à l’une de ses spécificités : la station debout. Effectivement, la marche sur deux membres est récente dans l’histoire de l’évolution, faisant que la patella n’a sûrement pas encore atteint son dernier degré de développement. C’est une articulation … Continued

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Pathologie du genou parmi les plus fréquentes, le syndrome rotulien est lié à la nature humaine et à l’une de ses spécificités : la station debout. Effectivement, la marche sur deux membres est récente dans l’histoire de l’évolution, faisant que la patella n’a sûrement pas encore atteint son dernier degré de développement. C’est une articulation qui reste donc facilement sujette au dysfonctionnement, notamment en cas de déséquilibre musculaire. C’est justement ce qu’on observe dans le syndrome rotulien, un mal souvent bénin, mais dont la guérison peut être assez longue.

 

Reconnaître le syndrome rotulien en cas de douleur au genou

 

Les signes les plus distinctifs du syndrome rotulien 

 

C’est en station assise prolongée que le syndrome fémoro patellaire provoque le plus de désagréments. Si vous avez récemment ressenti le besoin de bouger la jambe en voiture, dans les escaliers ou au cinéma, à cause d’un engourdissement, de douleurs sur la zone avant de votre genou et d’une sensation de compression, de blocage ou de lâchage au niveau du genou, le syndrome rotulien en était sûrement la cause. 

 

Les pathologies avec lesquelles ne pas confondre le syndrome rotulien

 

Bien que le syndrome rotulien soit courant, il existe plusieurs autres affections du genou qui peuvent présenter des symptômes similaires :

Le syndrome du cinéma

Le syndrome du cinéma se rapproche fortement du syndrôme patellaire (rotulien) dont la description du paragraphe sur les signes distinctifs ci-dessus se confondraient presque.

 La maladie d’Osgood Schlatter

Faisant partie des ostéochondroses, la maladie d’Osgood Schlatter concerne presque exclusivement les jeunes sportifs en phase de croissance. Elle implique une douleur ressentie juste sous la rotule. Le syndrome rotulien concerne généralement les sujets adultes et se ressent directement au niveau de l’articulation.

La tendinopathie du tendon rotulien

Contrairement au syndrome rotulien, la tendinopathie du tendon rotulien affecte directement le tendon reliant la rotule à l’os du tibia. Cette inflammation, souvent due à une surutilisation, provoque une douleur à la pointe de la patella, sa partie basse ou s’attache le tendon. Celle-ci est ressentie plus vivement à l’effort qu’au repos en station assise.

La lésion du ménisque

La lésion du ménisque est typiquement causée par un traumatisme, s’accompagnant d’un claquement sonore quand elle survient. Elle s’accompagne ensuite d’un gonflement, avec des douleurs dans les rotations et amplitudes externes, avec la possibilité de rester complètement bloqué, le genou plié dans un certain angle, ce qu’on observe pas ou peu dans le syndrome rotulien.

 

Un syndrome souvent expliqué par des déséquilibres musculaires

 

Le syndrome rotulien concerne davantage certaines catégories de personnes, notamment les jeunes filles, les sportifs et les personnes en surpoids. En effet, dans les trois cas, la rotule peut être soumise à des forces excessives. On estime notamment, à cet égard, que tout kilo de poids de corps superflu peut faire peser jusqu’à 8kg de force en plus sur chaque rotule.

En ce qui concerne les sportifs, les cyclistes et les alpinistes seraient plus à risque que les autres. Les alpinistes gagneraient, autant par mesure préventive que correctrices, à utiliser des bâtons de marche pendant les descentes. Quant aux cyclistes, il importe pour eux de veiller à ce que leur pédalier soit réglé de sorte à ce que leur jambe puisse être parfaitement tendue à chaque tour. Ces mesures réduisent le risque de développer des déséquilibres musculaires et de frottements au niveau de la jambe, eux-mêmes première cause du syndrome rotulien. 

 

Le kinésithérapeute en première ligne de la prise en charge du syndrome rotulien

 

La première cause du syndrome rotulien étant le déséquilibre musculaire, le kinésithérapeute est le premier soignant compétent pour sa prise en charge. Après un examen du patient, il prescrit un programme de rééducation personnalisée, visant à réaxer la rotule. En général, la kinésithérapie fonctionne très bien pour soigner le syndrome rotulien, mais son efficacité est assez dépendante de l’investissement du patient dans le processus. Celui-ci doit effectivement veiller à pratiquer les exercices recommandés méthodiquement, et à rythme régulier.

D’autres professionnels de la santé peuvent être complémentaires pendant la prise en charge : préparateur physique, diététicien… et dans de rares cas chroniques, le recours à un chirurgien est possible.

 

Syndrome rotulien : un pronostic généralement bon, mais accompagné d’un long processus de guérison 

 

Le soulagement total des symptômes est obtenu dans 40 % des cas en moins d’un an, selon les études sur le sujet, après le suivi d’un processus de rééducation prescrit par un kinésithérapeute qualifié. À sept années d’intervalle, le pronostic est positif dans 85 % des cas, les échecs thérapeutiques étant généralement liés à l’âge. 

En revanche, même après total soulagement des symptômes, il y a des risques de récidive. Pour cette raison, il importe de continuer à pratiquer des étirements et exercices de renforcement appropriés de façon continue.

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Tout savoir sur le kinésithérapeute du sport : spécificités et expertises https://www.tries-sport.fr/blog/kinesitherapeuthe-du-sport/ https://www.tries-sport.fr/blog/kinesitherapeuthe-du-sport/#respond Tue, 14 Nov 2023 11:09:31 +0000 https://www.tries-sport.fr/?p=1633 En tant qu’athlète, quels sont les avantages à consulter un kinésithérapeute spécialisé dans le sport, plutôt qu’un kinésithérapeute classique ? Les kinésithérapeutes du sport sont-ils seulement faits pour les athlètes de haut niveau ? Éléments de réponse ci-dessous…   Le rôle d’un kinésithérapeute dans la vie du sportif   Le kinésithérapeute, qu’il soit kinésithérapeute du … Continued

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En tant qu’athlète, quels sont les avantages à consulter un kinésithérapeute spécialisé dans le sport, plutôt qu’un kinésithérapeute classique ? Les kinésithérapeutes du sport sont-ils seulement faits pour les athlètes de haut niveau ? Éléments de réponse ci-dessous…

 

Le rôle d’un kinésithérapeute dans la vie du sportif

 

Le kinésithérapeute, qu’il soit kinésithérapeute du sport ou d’un profil plus généraliste est en tout cas un professionnel de santé. Il suit en France un cursus en 4 ans en institut spécialisé après une année de sélection, souvent en PASS, STAPS ou en licence de biologie. 

Ses connaissances concernent la mécanique humaine au sens large et son fonctionnement par le jeu des articulations, des muscles et autres tissus mous. Dans un cadre sportif, on le consulte généralement pour favoriser le retour au sport au plus vite et à niveau égal après une blessure ou pour des raisons de prévention. 

 

Accompagner le retour au sport après une convalescence

 

Après une blessure, le chemin vers la guérison passe par une phase de convalescence. Durant cette phase, le rôle du kinésithérapeute est central, physiquement et mentalement. Pour un sportif, ce dernier peut établir un programme de rééducation sur mesure afin de restaurer la fonctionnalité, l’amplitude des mouvements et la force de la zone affectée.

Ceci est à la fois important pour guérir et retourner à l’entrainement plus vite, mais aussi pour conserver ses performances et limiter le risque de récidive. 

 

Aider à la prévention des blessures

 

Dans le cadre d’une pratique sportive, la survenue de certaines blessures peut être anticipée par un œil aguerri. Effectivement, certains types de blessures peuvent pour partie résulter d’une mauvaise posture, d’un défaut de mobilité ou encore de déséquilibres musculaires. Or, plus la pratique sportive est intensive, plus ces prédispositions à la blessure sont importantes à connaître et à gérer pour éviter l’incident. 

En cela, les visites régulières chez un kiné (et surtout chez un kiné du sport) peuvent avoir une fonction préventive pour l’athlète.

 

Différences entre un kiné généraliste et kinésithérapeute du sport 

 

En France, il n’existe pas de formation scolaire permettant de distinguer officiellement un kinésithérapeute du sport d’un kinésithérapeute généraliste. Toutefois, des formations professionnelles existent, permettant aux soignants qui le veulent de se spécialiser dans la gestion d’une patientèle d’athlètes et de sportifs. 

En général, on peut considérer comme étant une bonne idée le fait de consulter un kinésithérapeute du sport si on doit soigner une blessure en lien avec sa pratique sportive. C’est d’ailleurs vrai quel que soit son niveau : un kiné du sport peut recevoir et aider autant des sportifs amateurs que des professionnels. C’est pourquoi, si vous vous êtes foulé une cheville au tennis lors d’un tir au football, c’est sûrement le praticien à consulter. 

En plus d’une gamme d’exercices physiques et de manipulations visant à favoriser la récupération, un kinésithérapeute du sport sera aussi apte à accompagner vos retours à l’entrainement avec un programme spécifique à votre discipline. En cela, si vous avez des objectifs de performance, un kinésithérapeute du sport peut vous aider à les atteindre en vous prodiguant des conseils relatifs aux exercices de renforcement ou de motricité à pratiquer ; et travailler de pair ou vous rediriger vers un autre professionnel compétent tel qu’un préparateur physique. 

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Tendinopathie d’Achille : comment la prévenir ? https://www.tries-sport.fr/blog/tendinite-dachille/ https://www.tries-sport.fr/blog/tendinite-dachille/#respond Tue, 07 Nov 2023 11:05:13 +0000 https://www.tries-sport.fr/?p=1630 Une douleur entre le talon et le mollet, une sensation désagréable qui coupe votre élan après une longue course, ça vous est déjà arrivé ? Si oui, c’était peut-être le premier signe d’une tendinopathie d’Achille en développement. Cette pathologie touche bon nombre d’athlètes de tous niveaux. Et quoiqu’elle soit plutôt fréquente, ses conséquences peuvent être … Continued

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Une douleur entre le talon et le mollet, une sensation désagréable qui coupe votre élan après une longue course, ça vous est déjà arrivé ? Si oui, c’était peut-être le premier signe d’une tendinopathie d’Achille en développement. Cette pathologie touche bon nombre d’athlètes de tous niveaux. Et quoiqu’elle soit plutôt fréquente, ses conséquences peuvent être handicapantes à terme si elle n’est pas bien prise en charge. Découvrez ci-dessous comment prévenir son apparition ou son aggravation, suivant le cas qui vous concerne.

 

La tendinopathie d’Achille, une pathologie courante mais à ne pas négliger

 

On appelle « tendinopathie d’Achille » l’inflammation du tendon d’Achille, cette solide bande fibreuse qui relie le mollet à l’os du talon. Étant l’un des tendons les plus longs et les plus sollicités du corps humain, il joue un rôle clé dans la marche, la course, et dans de nombreux autres mouvements sportifs.

Lorsqu’on parle de tendinopathie d’Achille, on évoque souvent la douleur et l’inconfort situés juste au-dessus du talon, aggravés par l’activité physique. Bien que cette pathologie soit courante, notamment chez les sportifs, elle est souvent minimisée ou mal interprétée. Cela peut conduire à une aggravation des symptômes et parfois à des complications de long terme.

 

Les symptômes permettant de reconnaître une tendinopathie d’Achille

 

La signature d’une tendinopathie d’Achille est une douleur ressentie entre le talon et le mollet, qui se fait vive après avoir couru ou effectué des exercices d’impact. Cette douleur est volontiers aiguë après un exercice intense, mais peut se faire plus sourde et chronique après des activités répétées sur une longue période. L’enflure, la raideur matinale et la sensibilité accrue à la palpation sont d’autres symptômes courants.

 

Tendinopathie d’Achille : les types d’athlètes à risque 

 

Tous les athlètes ne sont pas égaux face à la tendinopathie d’Achille. Ceux qui pratiquent des sports nécessitant des mouvements répétitifs de saut ou de course, comme le basket-ball, le football, ou l’athlétisme, sont davantage exposés. De même, les sportifs qui augmentent brusquement l’intensité ou la durée de leurs entraînements sans une progression adaptée sont également à risque.

Même si la tendinopathie d’Achille est une pathologie assez courante, elle doit être correctement prise en charge. Sans ça, le risque est de tendre vers une apparition de la douleur de plus en plus tôt pendant la pratique sportive jusqu’à simplement en marchant. De plus en plus diffuse, des compensations, des douleurs survenant sur d’autres zones corporelles

 

Mesures préventives pour les sportifs

 

L’adoption de bonnes pratiques avant, pendant et après l’entraînement peut réduire considérablement le risque de subir une tendinopathie d’Achille (ou d’autres blessures, plus largement). 

 

Les échauffements pré-entraînement

 

L’échauffement est important pour préparer l’organisme à l’effort. S’il est correctement réalisé, il permet à la fois de stimuler la circulation sanguine et d’augmenter temporairement la mobilité. Pour prévenir la survenue d’une tendinopathie d’Achille (ou son aggravation), il importe de focaliser le travail d’échauffement sur cette partie de la jambe. Pour cela, on peut notamment réaliser un footing à rythme progressif, des changements de directions, un étirement activo dynamique des mollets, des talons-fesses, des montées de genoux et des rotations de cheville.

 

Le travail de mobilité

 

L’augmentation de la mobilité, surtout en ce qu’il permet l’assouplissement des tendons (en plus de celui des muscles) peut aussi contribuer à réduire le risque de tendinopathie, ou à améliorer l’évolution d’une tendinopathie existante. En effet, il a été montré qu’au moins un tendon est rigide, au plus sa capacité à encaisser l’énergie d’un choc sans lésion est élevée1. Chose notable, une étude publiée en 2007 a montré que seuls les étirements balistiques (ou dynamiques) sont réellement utiles pour assouplir les tendons (par opposition aux étirements statiques, souvent pratiqués par les athlètes en fin d’entraînement, dont leur application est en perpétuelle remise en cause). La même étude a montré que les étirements statiques n’en sont pas moins avantageux en prévention des blessures et réhabilitation, mais que les deux types d’exercices devraient toujours être associés. 

Enfin, le travail de renforcement musculaire devrait aussi soutenir celui d’étirement. Concernant le cas spécifique de la tendinite d’Achille, une étude publiée en 1998 dans l’AJSM a montré la grande efficacité d’un programme de 12 semaines consistant en la musculation des mollets à base de travail excentrique à charge lourde sur des athlètes au préalable sujet à une tendinopathie d’Achille. La prise en charge médicale reste essentielle et le renforcement musculaire fait partie de l’éventail des champs de travail d’un kinésithérapeute.

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4 gestes à adopter pour la prévention d’entorse https://www.tries-sport.fr/blog/prevention-entorse/ https://www.tries-sport.fr/blog/prevention-entorse/#respond Tue, 31 Oct 2023 11:12:17 +0000 https://www.tries-sport.fr/?p=1627 La pratique sportive bonne pour la santé, expose aussi à certains risques de blessures. Les entorses font partie des premières à toucher les sportifs quels que soient leur niveau et leur discipline. Les entorses, souvent douloureuses, peuvent survenir lors d’un mouvement brusque ou d’une mauvaise réception. Pourtant, avec quelques précautions et gestes simples, il est … Continued

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La pratique sportive bonne pour la santé, expose aussi à certains risques de blessures. Les entorses font partie des premières à toucher les sportifs quels que soient leur niveau et leur discipline.

Les entorses, souvent douloureuses, peuvent survenir lors d’un mouvement brusque ou d’une mauvaise réception. Pourtant, avec quelques précautions et gestes simples, il est possible de réduire leur incidence. Découvrez comment faire de la prévention d’entorse. 

 

Qu’est-ce qu’une entorse et comment expliquer son incidence en contexte sportif ?

 

Une entorse est une lésion des ligaments qui entourent et stabilisent une articulation pouvant être associée à une atteinte des tendons musculaires de cette zone. Elle se produit quand l’articulation est soumise à un mouvement ou une torsion qui va au-delà de son amplitude normale, provoquant un étirement excessif et une déchirure, possiblement des ligaments.

En contexte sportif, l’incidence des entorses est élevée en raison de la sollicitation intense et répétée des articulations. Les mouvements brusques, les changements de direction rapides, les sauts et les réceptions, ainsi que les contacts physiques peuvent augmenter le risque.

Le risque d’entorse de la cheville est particulièrement élevé dans des sports comme le tennis, le football ou encore le basketball. Alors que dans d’autres disciplines comme le volleyball ou les sports de combat, les poignets peuvent être plus touchés. D’autres articulations comme le coude et l’épaule peuvent aussi être atteintes, mais c’est moins courant, surtout chez l’adulte.

 

Geste à adopter n°1 : S’échauffer correctement avant tout nouvel effort physique

 

Faisant monter les tissus en température, l’échauffement sportif contribue à les assouplir avant l’effort. Cela réduirait le risque d’une hyperextension traumatique pour les ligaments, et c’est donc une pratique qui reste recommandée par l’institut de kinésithérapie de Paris.

Un bon échauffement devrait inclure d’abord un travail cardio, puis quelques rotations articulaires, quelques étirements balistiques, et enfin la pratique à intensité progressive de mouvements spécifiques à la discipline pratiquée. 

 

Geste à adopter n°2 : Penser au renforcement musculaire

 

Le renforcement musculaire constitue une mesure cruciale pour prévenir les entorses. Il est essentiel de cibler les muscles stabilisateurs autour des articulations, d’améliorer la posture en renforçant les muscles du bas du dos, d’équilibrer la force des muscles antagonistes, et d’augmenter la flexibilité pour éviter des contraintes excessives. 

Il est recommandé d’utiliser des poids appropriés, d’incorporer des exercices de proprioception pour améliorer l’équilibre, d’éviter les mouvements brusques et les surcharges, et de suivre un programme de renforcement musculaire adapté à ses besoins. Les étirements réguliers aident à prévenir la raideur musculaire, et il est toujours sage de consulter un professionnel de la santé pour des conseils spécifiques en matière de prévention des entorses.

 

Geste à adopter n°3 : Travailler la proprioception et l’équilibre du corps

 

La proprioception est la capacité à percevoir la position de son corps ainsi que ses mouvements dans l’espace. C’est grâce à cette perception que nous pouvons marcher sans regarder nos pieds ou encore toucher notre nez les yeux fermés. Au plus la proprioception d’un athlète est développée, au plus des contractions réflexes des muscles sont susceptibles d’être induites par le système nerveux pour éviter la chute ou le faux mouvement.

La proprioception est complémentaire de l’équilibre, que nous pouvons améliorer de façon relativement similaire. Par exemple, pour améliorer l’équilibre du bas du corps et réduire le risque d’entorse de la cheville, on peut pratiquer des exercices sur des terrains instables permettant de jouer sur les deux facteurs. 

 

Geste à adopter n°4 : Porter des chaussures adaptées à sa morphologie

 

En France, l’entorse de la cheville est de loin la plus courante. On en dénombre en moyenne 6000 par jour, touchant les sportifs de tout âge, tout niveau et ayant des disciplines variées !

C’est pour cette raison qu’afin de prévenir la survenue d’une entorse, un maximum d’attention devrait d’abord être porté à la cheville. En général, quand l’entorse de la cheville survient, c’est le ligament latéral externe qui est étiré, le pied tournant vers l’intérieur alors que le reste de la jambe pivote vers l’extérieur dans un mouvement contraire.

Le choix des bonnes chaussures pour faire du sport doit permettre de renforcer la stabilité du pied, évitant de se retrouver dans une telle posture. Pour cela, le plus important est d’abord d’avoir des chaussures à sa taille. Celles-ci doivent épouser pleinement la forme du pied, sans qu’il n’y ait de points de compression. Pour vous assurer que c’est le cas, rien ne vaut un essai, surtout si vous décidez de changer de marque !

 

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Quelle est la différence entre ostéopathe et kiné ? https://www.tries-sport.fr/blog/difference-entre-osteopathe-et-kine/ https://www.tries-sport.fr/blog/difference-entre-osteopathe-et-kine/#respond Tue, 17 Oct 2023 08:17:38 +0000 https://www.tries-sport.fr/?p=1537 Naviguer dans le vaste monde des soins de santé pour sportifs peut s’avérer complexe. Or, deux figures qu’on confond parfois se démarquent dans le domaine des soins musculo-squelettiques : l’ostéopathe et le kinésithérapeute. Bien que ces deux praticiens de santé puissent sembler similaires, leurs domaines d’interventions respectifs varient et leurs techniques sont assez spécifiques pour … Continued

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Naviguer dans le vaste monde des soins de santé pour sportifs peut s’avérer complexe. Or, deux figures qu’on confond parfois se démarquent dans le domaine des soins musculo-squelettiques : l’ostéopathe et le kinésithérapeute. Bien que ces deux praticiens de santé puissent sembler similaires, leurs domaines d’interventions respectifs varient et leurs techniques sont assez spécifiques pour clairement lqu’elle soient complémentaires. Avec l’aide de professionnels de santé, consulter les deux praticiens permettra de répondre aux besoins du sportif. 

 

Domaines d’intervention et techniques de soin des kinés et ostéopathes

 

Bien que leurs métiers se ressemblent, les domaines d’intervention d’un kinésithérapeute et d’un ostéopathe ne sont pas tout à fait les mêmes. En effet, comme leur nom l’indique, les kinésithérapeutes travaillent sur la mobilité et la capacité du corps à se mouvoir (kinesis signifie « mouvement » en grec ancien). Ainsi, ils sont spécialisés dans la rééducation et la réadaptation. Le kiné s’inscrit dans un processus de moyen terme, souvent aux alentours de 2 à 3 mois et cherche un problème de fond. 

À travers des assouplissements et des exercices de renforcement, une séance de kinésithérapie peut donc servir à modifier l’équilibre musculaire du corps pour réduire une instabilité. Mais elle peut aussi viser l’acquisition de nouveaux schémas moteurs pour retrouver une fonction perdue, ou à l’inverse corriger une habitude indésirable pour le squelette. La kinésithérapie est reconnue efficace pour soutenir la rémission de fractures, entorses, ou encore la convalescence après certaines opérations chirurgicales lourdes.

Quant à l’ostéopathe, il pratique des manipulations actives sur le corps du patient. Il doit répondre à un besoin urgent et direct d’amélioration auprès de ses patients. L’ostéopathie repose en grande partie, dans sa théorie, sur le principe d’autoguérison. Il faut comprendre que, selon les ostéopathes, le corps humain possède d’importantes facultés d’autogénération. Et toujours selon eux, dans diverses pathologies (notamment les lombalgies ou les rachialgies), ces facultés d’autogénération sont empêchées par un blocage organique, d’où l’effet direct et one shot des séances : l’objectif est dès lors de parvenir à le lever grâce à des techniques manuelles. Tout cela reste bien sûr à l’appréciation du praticien et du patient à chaque fois. 

L’alliance thérapeutique est essentielle et il ne faut pas hésiter à communiquer, rediriger vers un autre confrère, refaire des examens complémentaires, d’autres bilans si on ne se sent plus apte à collaborer.

 

Applications comparées de la kinésithérapie et de l’ostéopathie dans un cadre sportif 

 

Dans un cadre sportif, kiné et ostéopathe peuvent tous deux s’avérer utiles en ce qui concerne la prévention des blessures. Le travail de l’un et de l’autre peuvent se compléter

  • le kiné sachant prescrire les exercices adaptés à chaque athlète en respect de sa morphologie ;
  • l’ostéopathe pouvant apporter un traitement rapide aux limitations et autres troubles articulaires. 

 

Parcours de soin et prise en charge par l’assurance maladie : une différence essentielle en France

 

Enfin, les cadres réglementaires d’exercice contiennent aussi des différences importantes entre ces deux praticiens de santé, qu’il importe de connaître dans la mesure où ils peuvent parfois prendre en charge les mêmes symptômes.

En effet, les kinésithérapeutes agissent souvent sur prescription. Les séances de kiné sont remboursées par la sécurité sociale, à condition de suivre le parcours de santé prévu par la loi. Et pour cela, il suffit de consulter son médecin généraliste, qui peut réaliser une prescription médicale s’il le juge utile et consulter un praticien conventionné.

À l’inverse, en France, le remboursement des consultations en ostéopathie n’est pas prévu par le Code de la sécurité sociale. Toutefois, il reste possible de se faire dédommager tout ou partie d’une ou plusieurs séances par sa mutuelle, à condition d’avoir souscrit au bon forfait !

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Gestion des équipes : comment gérer un joueur blessé ? https://www.tries-sport.fr/blog/joueur-blesse/ https://www.tries-sport.fr/blog/joueur-blesse/#respond Tue, 10 Oct 2023 06:07:18 +0000 https://www.tries-sport.fr/?p=1534 La dynamique d’une équipe sportive doit autant aux stratégies mises en place qu’aux compétences individuelles et aux qualités humaines des athlètes qui la constituent. Retirez-en un, et l’équilibre subtilement construit défaille. Alors comment composer avec un joueur blessé, surtout si c’est un pilier de l’équipe ?     Le rôle d’une équipe dans le soutien psychologique … Continued

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La dynamique d’une équipe sportive doit autant aux stratégies mises en place qu’aux compétences individuelles et aux qualités humaines des athlètes qui la constituent. Retirez-en un, et l’équilibre subtilement construit défaille. Alors comment composer avec un joueur blessé, surtout si c’est un pilier de l’équipe ?  

 

Le rôle d’une équipe dans le soutien psychologique et émotionnel du joueur blessé

 

Dans le milieu sportif, les blessures ne sont pas simplement une réalité physique, elles représentent aussi un défi psychologique et émotionnel pour les athlètes. Quand un joueur subit une blessure, la douleur et la convalescence ne sont que la partie visible de l’iceberg. En dessous, des questions, des doutes, des inquiétudes et parfois même des états dépressifs peuvent surgir. C’est ici que l’équipe joue un rôle fondamental.

La solidarité entre joueurs est l’une des premières formes de soutien. Idéalement, le joueur blessé ne doit pas se sentir isolé ni mis à l’écart : il doit au contraire continuer de vivre au rythme des événements de son équipe. Du point de vue du reste de l’équipe, les visites à l’hôpital, à domicile, les messages d’encouragement, le retour dans les tribunes, les vestiaires pendant la période de convalescence et les gestes symboliques (comme porter un brassard ou dédier un but) peuvent avoir un impact énorme sur son moral.

Quant à l’entraîneur, son rôle dans cette situation peut être celui d’un médiateur : à lui de faciliter le maintien d’une communication ouverte entre le joueur blessé et ses coéquipiers. Il doit aussi montrer que le joueur, même en convalescence, reste une part essentielle de l’équipe et qu’il est attendu sur le terrain dès qu’il sera rétabli.  

 

Le maintien de la cohérence d’équipe pendant l’absence du joueur blessé

 

En outre, le sport collectif repose sur une alchimie subtile entre les joueurs. Lorsque l’un d’entre eux est absent, notamment à cause d’une blessure, l’harmonie de l’équipe peut donc être perturbée. Mais une équipe préparée et soudée peut surmonter cette épreuve et même en sortir renforcée.

D’abord, si un joueur n’est pas physiquement présent, il peut et doit même rester mentalement connecté à l’équipe. Les entraîneurs et les coéquipiers peuvent faciliter cette connexion en le tenant informé des stratégies, des changements et des performances de l’équipe. L’utilisation des technologies actuelles, telles que les appels vidéo, aidera à renforcer ce lien.

Par ailleurs, l’absence d’un joueur clé nécessitera toujours des ajustements tactiques. L’entraîneur doit ainsi être paré à l’expérimentation de nouvelles formations ou être prêt à donner davantage de responsabilités à d’autres équipiers. Ces ajustements, bien que provisoires, peuvent d’ailleurs être l’occasion de découvrir de nouveaux talents ou de renforcer la polyvalence de l’équipe.

 

Réintégration progressive du joueur blessé après convalescence

Le chemin du retour au sport après une blessure est souvent parsemé d’incertitudes et de défis. Si une rééducation médicale appropriée est essentielle pour la récupération physique, la réintégration au sein de l’équipe doit également être traitée avec une attention méticuleuse. C’est une condition pour permettre au joueur blessé un retour en pleine confiance. 

Pour cela, son entraîneur peut lui prévoir une programmation semi-personnalisée, alternant sessions individuelles et sessions collectives. Il peut également prévoir des reprises avec des groupes de niveau inférieur  (équipe B ou C, selon le niveau) ou des reprises progressives au niveau du nombre. Cela permettra au joueur anciennement blessé de reprendre son activité d’antan par paliers. 

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Tout savoir sur la maladie de Sever https://www.tries-sport.fr/blog/maladie-de-sever/ https://www.tries-sport.fr/blog/maladie-de-sever/#respond Tue, 26 Sep 2023 07:00:37 +0000 https://www.tries-sport.fr/?p=1517 La maladie de Sever est un type spécifique d’ostéochondrite, qui concerne le pied. Elle suscite des douleurs au niveau du talon, pouvant irradier vers la voûte plantaire et le talon d’Achille. Chez le patient atteint, les manifestations sont particulièrement ressenties pendant la marche. Comme les autres ostéochondrites, la maladie de Sever concerne les enfants et … Continued

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La maladie de Sever est un type spécifique d’ostéochondrite, qui concerne le pied. Elle suscite des douleurs au niveau du talon, pouvant irradier vers la voûte plantaire et le talon d’Achille. Chez le patient atteint, les manifestations sont particulièrement ressenties pendant la marche. Comme les autres ostéochondrites, la maladie de Sever concerne les enfants et adolescents en période de croissance, généralement actifs, et avec une prévalence particulière entre 12 et 15 ans. 

 

Explication médicale

La maladie de Sever s’explique par une poussée de croissance asymétrique. Lorsqu’elle survient, le calcanéum (l’os du talon) s’est déjà fortement développé, alors que la taille des os de la jambe n’a pour sa part que peu augmenté. Ainsi, la traction du tendon d’Achille au niveau de son point d’insertion devient excessive, induisant des douleurs. 

On a remarqué que l’apparition de la maladie de Sever chez un enfant sportif est assez souvent associée à celle de la maladie d’Osgood-Schlatter, une autre ostéochondrite qui concerne le genou.

 

Causes et facteurs de risque

Comme pour le reste des ostéochondrites, les causes exactes de la maladie de Sever n’ont pas été pleinement éclaircies par la science à ce jour. Les chercheurs pensent néanmoins que l’apparition de la maladie de Sever est essentiellement due au croisement d’un facteur génétique avec la pratique intensive d’une activité sportive. Les activités occasionnant des impacts lourds et répétés sur le talon (danse, tennis, football, basketball …) seraient particulièrement concernées. En outre, la surcharge pondérale pourrait aussi aggraver la situation, en accentuant la tension mise sur le talon d’Achille. 

 

À ne pas confondre avec :

Il y a plusieurs affections avec lesquelles on pourrait confondre la maladie de Sever. Le plus fréquemment, il s’agira d’une tendinite d’Achille ou d’une facture du calcanéum. Les médecins, en particulier spécialistes du sport, sont les mieux à même de livrer un diagnostic fiable.

 

La fracture du calcanéum 

Dans ce cas, on observe souvent un hématome extérieur  (invisible dans le cas de la maladie de Sever) et la douleur ressentie est vive en dehors de la marche, par simple palpation.

 

Une tendinite d’Achille

Dans le cas d’une tendinite, la douleur est plus haute. Elle peut remonter jusqu’au mollet et est bien plus vive au niveau du tendon qu’au niveau du talon, quoiqu’elle puisse irradier vers ce dernier.

 

Solutions et sports à autoriser avec la maladie de Sever

La maladie de Sever est considérée bénigne. En général, elle se résout d’elle-même en fin de croissance, sans laisser de séquelles. Pour la traiter, on peut préconiser plusieurs traitements, parmi lesquels le repos et l’arrêt transitoire des sports à impact s’impose comme le meilleur choix. En substitut, avec accord médical, la pratique de sports moins traumatisants pourra par contre être autorisée. Il s’agira par exemple de la natation, du cyclisme, ou encore de l’aviron.

En outre, des talonnettes peuvent soulager la douleur à la marche, en réduisant la traction sur le talon d’Achille. Dans un but analogue, le port d’une attelle durant la nuit peut également s’avérer utile en servant à étirer le mollet. Dans les situations où la douleur est vive, la cryothérapie et la prise d’antalgiques peuvent enfin rendre le mal plus supportable.

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Syndrome de l’essuie-glace : comment le traiter efficacement ? https://www.tries-sport.fr/blog/syndrome-de-lessuie-glace/ https://www.tries-sport.fr/blog/syndrome-de-lessuie-glace/#respond Tue, 29 Aug 2023 09:27:17 +0000 https://www.tries-sport.fr/?p=1491 Le syndrome de l’essuie-glace est une pathologie bénigne, mais pénible, qui se traduit par une douleur vive ressentie sur le côté du genou, pouvant parfois irradier sur le haut de la cuisse jusqu’à la hanche. Plusieurs tests médicaux permettent de mettre en lumière ce syndrome, le plus simple à réaliser chez soi étant le test … Continued

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Le syndrome de l’essuie-glace est une pathologie bénigne, mais pénible, qui se traduit par une douleur vive ressentie sur le côté du genou, pouvant parfois irradier sur le haut de la cuisse jusqu’à la hanche. Plusieurs tests médicaux permettent de mettre en lumière ce syndrome, le plus simple à réaliser chez soi étant le test de Renne. Ce dernier va entraîner une douleur sur l’extérieur du genou le cas échéant. Vous êtes déjà assuré d’être victime du syndrome de l’essuie-glace ? Ci-dessous, découvrez quelques pistes pour soulager la douleur et vous soigner.

 

Soulagement de la douleur du genou à court terme 

 

Appliquer de la glace sur son genou douloureux

 

Si la douleur est vive, ce qui arrive généralement à la suite d’un entraînement ayant beaucoup sollicité hanche et genou, la pose de glace là où la douleur est ressentie peut s’avérer pratique. En effet, de façon générale, le froid ralentit la transmission nerveuse de la douleur, ce qui est efficace dans le syndrome de l’essuie-glace, le mal induit étant précisément localisé.

 

Réduire la sollicitation du genou touché par le syndrome de l’essuie-glace

 

La deuxième mesure à prendre consistera à mettre son genou au repos. Dans le syndrome de l’essuie-glace, le tendon inflammé (le TFL, tenseur du fascia-lata) frotte contre l’os de la patella pendant l’effort. C’est d’autant plus vrai lors des mouvements de pivot de la hanche et de flexion / extension de genou, entrainant un frottement (ressaut potentiel) du tendon sur la surface osseuse externe du genou, d’où l’analogie avec l’essuie-glace.

Ainsi, sans repos du genou, on ne peut espérer que l’inflammation ne se calme. Au contraire, elle ne fera qu’empirer avec la surcharge d’exercice. Cependant, si vous êtes victime du syndrome de l’essuie-glace, il n’est pas nécessaire de complètement arrêter de bouger. Ce qui est plutôt recommandé, c’est d’arrêter les mouvements répétés, intenses ou extrêmes, et sources de douleurs. Pour cela, on peut pratiquer à moindre intensité son activité favorite, ou préférer momentanément la pratique d’un autre sport.

 

Syndrome de l’essuie-glace et prévention des récidives

 

Les étirements de la jambe

 

Pour remédier au syndrome de l’essuie-glace, l’hypothèse simple serait d’assouplir le TFL (le tendon inflammé dans ce syndrome pour rappel). Théoriquement, avec davantage de souplesse, ce dernier pourrait mieux épouser la forme de la rotule, et ainsi moins subir de frottement. C’est pour cela qu’il y a encore quelques années, étirements et massages de ce tendon étaient beaucoup prescrits. Pour une efficacité maximale d’assouplissement, vous pouvez notamment des massages de l’extérieur de jambe avec un rouleau.

Cependant, des retours cliniques et une étude ont montré que l’efficacité de ces méthodes peut être remise en question, en tout cas à court terme, notamment parce qu’il est complexe d’isoler le TFL pour l’étirer.

 

Le renforcement musculaire de la jambe et de la hanche

 

Le renforcement musculaire ciblé semble aujourd’hui préféré des soignants pour guérir efficacement le syndrome de l’essuie-glace (quoique dans tous les cas, faire du renforcement n’exclut nullement de s’étirer par ailleurs).

Des études ont mis en évidence le rôle crucial des muscles rotateurs de la hanche, qui semblent largement responsables du syndrome de l’essuie-glace en cas de faiblesse. Un renforcement de ces muscles sera donc souvent avantageux à réaliser, surtout si vous savez que vos genoux ont tendance à rentrer vers l’intérieur durant la marche ou la course. Dans certains cas, le renforcement des pieds pourrait aussi s’avérer bénéfique.

 

Vous êtes sportif ou vous entrainez un ou des athlètes ? Comme toutes les personnes sont différentes, pour une prise en charge adaptée, nous ne pouvons que vous conseiller de vous rapprocher d’un kinésithérapeute. Il pourra, après examen, prescrire les gammes d’exercices optimales pour une récupération rapide.

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Comment traiter efficacement l’aponévrosite plantaire ? https://www.tries-sport.fr/blog/aponevrose-plantaire/ https://www.tries-sport.fr/blog/aponevrose-plantaire/#respond Tue, 08 Aug 2023 12:22:56 +0000 https://www.tries-sport.fr/?p=1476 L’aponévrose plantaire (qu’on qualifie aussi de « fascia plantaire ») est une membrane fibreuse et élastique présente sur la face inférieure (plante) du pied. Elle part du talon pour aller jusqu’aux orteils, contribuant à sa forme en voûte. Son rôle physiologique est d’assurer la souplesse de l’arche plantaire pendant la marche ou la course à … Continued

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L’aponévrose plantaire (qu’on qualifie aussi de « fascia plantaire ») est une membrane fibreuse et élastique présente sur la face inférieure (plante) du pied. Elle part du talon pour aller jusqu’aux orteils, contribuant à sa forme en voûte. Son rôle physiologique est d’assurer la souplesse de l’arche plantaire pendant la marche ou la course à pied. L’excès de travail de l’aponévrose plantaire en cas d’effort intense ou des prédispositions chez certaines personnes (surcharge pondérale) peuvent entraîner des microlésions. Ces microlésions elles-mêmes suscitent de l’inflammation et de la douleur : on parle d’aponévrosite plantaire.

 

Soulager la douleur d’une aponévrosite plantaire quand elle survient

 

Repos et passage de glace sur l’aponévrose plantaire

 

C’est la première des mesures à prendre : sans repos et modulation de l’effort, le processus de cicatrisation risque d’être constamment rattrapé par de nouvelles lésions, entretenant (en l’occurrence) l’aponévrosite. Selon le niveau de douleur ressenti, le repos pris par un athlète sera plus ou moins actif. Il faut toutefois préciser que la course à pied, à fortiori en pente ou sur terrain inégal, serait l’exercice le plus traumatisant pour l’aponévrose plantaire. 

Quant à la glace, elle doit souvent être appliquée sur le talon (là où se forme habituellement l’épine calcanéenne) ou au niveau de la voute plante (arche interne, médiale) ou du tendon d’Achille. Cela permet d’atténuer la sensation de douleur rapidement (sans toutefois la guérir).

 

Auto étirement et massage de l’aponévrose plantaire à la maison

 

Les massages de l’aponévrose, à distance modérée du point de douleur maximal, peuvent aussi être efficaces pour favoriser la bonne circulation du sang. On pourra alors recourir à une balle de tennis placée sous la voûte plantaire pour faire des vas-et-vient, ou à un rouleau de massage.

En outre, selon la revue médicale suisse, le raccourcissement de la chaîne musculaire postérieure de la jambe est impliqué dans l’aponévrosite plantaire dans plus de 80 % des cas. Cela peut donc aussi s’avérer très utile d’étirer ischios-jambiers et mollets.

 

Le recours à la kinésithérapie

 

En cas de douleur persistante à l’aponévrose plantaire, le recours à un kinésithérapeute est recommandé par le médecin et est nécessaire à la bonne guérison. En tant que professionnel, ce dernier ciblera le type d’étirements les plus utiles à chaque personne. De plus, le kinésithérapeute prescrira des exercices de renforcement musculaire au niveau du mollet, du pied et de la cheville, pouvant contribuer à terme à réduire les contraintes exercées sur l’aponévrose plantaire. 

 

Les traitements par ondes de chocs

 

Enfin, souvent appliqués par les kinésithérapeutes eux-mêmes, il existe des thérapies de l’aponévrose plantaire à base d’ondes mécaniques. Elles peuvent être aujourd’hui de deux types majoritairement les ondes de chocs et les ultrasons. Leur efficacité sur la douleur et en matière de cicatrisation est depuis longtemps établie scientifiquement, avec un avantage pour les thérapies à base d’ondes de choc, à en croire les plus récentes études sur le sujet.

 

Prévenir les douleurs à l’aponévrose plantaire sur le long terme

 

La perte de poids

 

Selon la revue médicale suisse (et son rapport déjà cité plus haut), la surcharge pondérale fait partie des facteurs les plus favorisants de l’aponévrosite plantaire. En cas d’IMC élevé, perdre ses kilos en trop serait donc un moyen efficace de diminuer les risques de récidives. 

 

Le traitement par semelles orthopédiques

 

Parfois, des semelles orthopédiques peuvent aussi être prescrites, sur recommandation d’un podologue. Dans les cas d’aponévrosite plantaire, les semelles peuvent effectivement avoir plusieurs vertus, à la fois symptomatiques (repos de la voûte plantaire, amortissement du talon …) et étiologiques (par correction d’un affaissement plantaire par exemple).

 

Enfin, il faut noter que rarement et dans les cas les plus difficiles à traiter, des méthodes plus invasives peuvent être utilisées. On parle alors d’injections de concentré plaquettaire (malheureusement non remboursées par la Sécurité sociale à ce jour, mais souvent très efficaces) ou de traitements chirurgicaux.

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